“Feature in Marie Claire Arabia - At home with...
with the Oh so kind Farah Kreidieh Fawaz (editor in chief).
”
Quelques jours après l’atroce et impardonnable explosion au port de Beyrouth, le 4 Août 2020, je noyai ma peine et mon ahurissement dans quelques lignes écrites comme une nécessité vitale lorsque je ne pouvais chasser de ma mémoire, l’expression innommable dans les yeux de mes enfants au moment du choc. Je remercie Courrier International d’avoir cru en mon message et de l’avoir publié parce que le témoignage fut et demeure la seule arme avec laquelle nous pouvons encore nous battre contre l’impunité et l’injustice.
Le dessin est celui de mon fils Josef âgé de 8 ans. Pour rationaliser l’impensable, il fit un croquis de ce qui, à son avis, avait causé l’explosion: un avion et une montgolfière étaient entrés en collision dans l’espace.
Cet ouvrage fut conçu et édité sous la direction de Bélinda Béatrice Ibrahim (auteure, éditrice et journaliste) dans les buts également importants de:
la mémoire collective: garder des traces indélébiles du crime et de ses conséquences dévastatrices à travers les témoignages écrits et visuels de victimes (directes ou indirectes) ou de proches des victimes, en somme le peuple libanais
venir en aide financièrement à celles et ceux qui ont perdu, en conséquence à cet acte atroce, un oeil, un bras, une maison, un boulot et surtout leur dignité. La totalité des revenus des ventes fut versée à plusieurs NGO actives sur le terrain.
Je suis reconnaissante et rassurée d’avoir participé à ce projet en y déposant mes mots à travers deux de mes écrits:
Puis il y a les enfants de Beyrouth au mois d’août
Karine, une miraculée
“Pour lire “Karine, une miraculée”, vous pouvez vous rendre à la section “Les histoires” sur ce site, à partir du Menu.”